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Ubud 2008.12.08

Départ d'Ubud pour Lovina. Nous regretterons sans doute les petits déjeuners et la gentillesse du personnel de chez Jati. Kardiasa nous reconduit a Lovina car il fait aussi du taxi pour boucler les fins de mois. Avec deux enfants, il prend tout ce qui passe. Il nous a proposer d'arrêter aux chutes Gitgit en route. Sans nous montrer trop blaser après avoir visiter Niagara, ces chutes ne valaient peut-être pas le détour. Mais le site en pleine foret tropicale sauva la mise. Et le guide local, nous a fait découvrir de nombreuses épices qui poussent a cet endroit. Décidément je les aime mieux dans leur milieu naturel que dans mon assiette.


Louise Bérubé
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Ubud 2008.12.06

Rebelotte comme diraient les français. Aujourd'hui,c'est en direction du lac Bratan que nous allons. Question de se mettre en appétit, nous commençons par le temple Olah Raga. C'est un des lieux touristiques les mieux entretenus de Bali. La grande cour sert a des évènements comme le mariage qui se préparait. Dans cette partie du temple, il y a une tour pour les fameuses cloches de bois kulkul. L'enceinte ne peut-être visitée que de l'extérieur du mur. L'arrêt suivant est dans la foret des chauves-souris. Mais en plein jour elles sont peu actives. On les voit par grappes attachées par les pattes aux branches des arbres. Il y avait encore comme a Ubud une colonie de macaques hyperactifs. Puis nous arrivons au temple hindou et bouddhiste Pura Ulun Danan Bratan: un paysage de carte postale. Nous y entrons au moment ou une procession en sortait; ce temple n,est donc pas uniquement un décor. Un petit arrêt au marche de fruits qui s'avère décevant si ce n'est l'affiche des toilettes "western". Par contre la terrasse de l'hôtel ou nous prenons notre lunch donne une vue de ce complexe en contrebas de la colline qui est adjacente a une rizière. Dernier arrêt de la journée, le temple de Tanah Lot qui se situe dans l'océan. Nous devions le voir au couche de soleil, mais comme il pleut nous avons devance notre visite. Nous aurons droit a un arrêt supplémentaire pour voir les hérons blancs qui on rendez-vous en fin de journée dans un coin de foret près d'Ubud. C'est un peu comme nos oies blanches excepte que le phénomène a lieu tous les jours et non  deux fois par années comme au Québec. Je dois dire que le froid du Québec nous manque un peu ces jour-ci. Ici notre dollars fond a vue d'oeil et nous aussi.


Louise Bérubé
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Ubud 2008.12.05

Notre guide, même s'il en refuse le titre se nomme Dewa Made Kardiasa ( fils de Jati précèdent propriétaire du Jati Home Stay ou nous sommes). Mais je dois vous faire une analyse de son nom car c'est typique de Bali. Dewa indique a quelle caste il appartient, Made indique son rang dans la famille, le deuxième et Kardiasa est son nom. C'est donc avec Kardiasa que nous nous réconcilierons avec les tours guidés a Bali. Nous nous sommes bâti un itinéraire sur demande en commençant par une authentique fabrique d'Ikat avec de vrais ouvriers et ouvrières. Comme je connaissais un peu ….  le procédé et que Monique l'avait vu avec la soie au Cambodge, c'est notre accompagnateur qui fut le plus étonné de la visite: du jamais vu pour lui. D'entrée de jeu ça me l'a rendu sympathique. Puis nous sommes allés visiter un village traditionnel. La c'est lui qui nous a explique l'organisation physique du village et son orientation par rapport au temple et son orientation nord-sud par rapport au temple. Les points cardinaux structure le tout même a l'intérieur des maisons. En fait l'espace habite habite par une famille comprend des parties construites et d'autres a ciel ouvert, le tout délimite par un petit muret. Chaque famille a son mini temple et une salle de crémation. Le reste sert a la vie quotidienne: a noter la minuscule cuisine qui sert aussi de chambre a coucher. Il y aussi les animaux qui s'y promène librement. Puis ce sera la visite d'un temple dont je me souviendrai surtout pour ses décorations avec des assiettes de porcelaine hollandaise et sa vue imprenable sur l'est de l'ile. Nous allons ensuite pour le lunch dans un restaurant adjacent a une rizière. Les balinais doivent a la technologie hollandaise, les systèmes d'irrigation en terrasse de leurs champs de riz. Non seulement c'est beau a voir mais cela leur permet une certaine autonomie alimentaire. Puis en direction de Tirta Ganga (eau sacre du Gange) pour la visite du Palais d'eau. Ce lieu est a la hauteur de ce qu'en disent les guides. Malgré le relent d'esclavagisme de sa construction en 1947 par le rajah Karangasem, son abandon après l'irruption du Gurumg Agung en 1963 et des pillages qui suivirent, ce lieu renaît de ses cendres petit-a-petit, façon de parler. Dans ce résumé de la journée, j'allais omettre un autre temple visité ce matin adjacent a un musée historique. Mais de tout ce complexe, ce sont les plafonds histories peint par bandes superposées que je retiens. Donc nous avons passé une très belle journée. De plus le trajet entre les sites visites fut agrémenté de conversations et d'anecdotes de part et d'autre, si bien que j'ai appris beaucoup sur Bali et sur l'endroit ou nous habitons.

Louise Bérubé
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Ubud 2008.12.04

Ce midi nous avons rencontre un québécois et sa compagne au café Moka qui est devenu notre refuge a Ubud: bonne bouffe sans épices et air frais. Ce québécois donc habite ici six mois par année. Il est designer de bijoux qu’il fait exécuter ici dans un atelier et vend le tout dans l’ouest canadien. Peut-on appeler cela de la mondialisation???

Pendant ce temps sa compagne fait du bénévolat dans une école, elle enseigne l’anglais. En soirée nous sommes allées prendre notre petit verre de rose du pays au Jazz Café croyant pouvoir entendre une musique métissée dans l’esprit de ce que Philipp Glass a fait avec le gamelan. Les Bali Blues Brothers nous ont servi du « feel home blues. C’est peut-être l’effet pervers de la mondialisation.

PS: les vrais photos suivront peut-être plus tard

Louise Bérubé
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Ubud 2008.12.03

La vase du champ de riz
pieds et mains nus,
il va remuant.
Par la foret opaque
sons du gamelan
arrivent a nous
Poissons blancs, rouges,
et noires, dans l’étang
aux virages sonores.
Nous nous sommes rendues a pieds aux champs de riz en suivant un itininéraire tout tracé dans notre guide. A l’aller pas de problème. C’est a ce moment que nous avons vu graver dans le béton de la rue ce « Vive le Québec libre ». Cul de sac pour le retour, impossible de trouver le sentier qui devait nous ramener a Ubud. Nous avons du rebrousser chemin et revoir notre « Vive le Québec libre »….. En soirée, ce fut le spectacle de la plus fameuse danse balinaise, le Kecak. Pendant qu’une centaine d’hommes en sarong traditionnels et torses nues assis autour d’un énorme chandelier, répètent inlassablement un chant hypnotique chak-a-chak, d’autres danseurs et danseuses masques et costumes exécutent leur performance sans aucune autres musiques que ces voix humaines. Il s’agit d’une dramatisation de l’éternel conflit entre dieu (Dharma) et le diable( Abdharma). Puis pour protéger le village de la maladie et de la mort, deux fillettes prépuberes dansent les yeux fermés accompagnées d’une chorale mixte. Puis un jeune homme en transe se comportant comme un cheval fou danse autour et sur un feu de noix de coco. Hé oui! vous avez bien lu.

PS: les vrais photos suivront peut-être plus tard

Louise Bérubé
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